Témoignage d'Aurélie

2-jan-03 18:42

En primaire Aurélie a fait un CP/CE1 aménagé et ensuite à suivi le parcours normal. Comme nous sommes dans une petite école, les enseignants ont été vigilants et ont soutenus notre fille, ce qui fait que son primaire ne s'est pas trop mal passé.

Arrivée dans le secondaire, les choses ont commencées à se dégrader. Après maintes humiliations, coups etc..., Aurélie a décroché (les notes sont passées de 19 à 13 en un trimestre) sans qu'aucun professeur ne soit interpellé par le message  SOS lancé par Aurélie. Nous avons donc cherché les causes du problème, et nous avons fait testé notre fille qui s'est révélée "EIP".

Devant le désintéressement total de l'Education Nationale (enseignants, personnel d'encadrement), nousn'avons eu d'autre solution que d'envoyer notre fille au collège Joliot-Curie à Bron qui possède une filière "EIP". A 10 ans, Aurélie s'est retrouvée dans une grande ville, en famille d'accueil, demi-pensionnaire avec un trajet en car ne comportant pas moins de 16 arrêts. Que de changements !

C'est dans le cadre de son projet d'établissement "Le droit à la différence" que le collège Joliot-Curie accepte des EIP, qui ne sont pas marginalisés et sont acceptés par les autres élèves qui ont l'habitude de voir des enfants différents soit par la religion, la nationalité, la couleur etc... Par le biais d'emploi du temps aménagé, d'un système de tutorat, de professeurs volontaires pour cette expérience, les enfants suivent une scolarité adaptée à leur cas (saut de classe, passage en classe inférieure pour revoir les cours non assimilés etc...).

Les parents ont une écoute attentive de la part de tous les intervenants (administration, enseignants, équipe pédagogique), et participent à des réunions d'information tout au long de l'année scolaire.

Grâce à ce système qui a permi à notre fille d'effectuer la quatrième et la troisième en une année, elle à compris qu'elle pouvait vivre en complète harmonie avec d'autres enfants, elle a acquis une maturité qui lui permet de suivre une scolarité "normale" en seconde. Elle a appris à se débrouiller toute seule tant dans son travail scolaire que dans la vie de tous les jours. Elle a acquis une autonomie et une indépendance que nous n'attendions pas. En bref, cette année difficile pour nous tous  sur le plan affectif et financier à été particulièrement bénéfique. Nous avons découvert notre fille sous une autre facette. Quand à elle, elle s'est épanouie et à conservé des amis de l'année dernière avec qui elle a toujours de bons contacts.

En conclusion, nous aimerions que des établissements comme celui-ci se développent en France car c'est le meilleur moyen pour que nos enfants échappent à l'échec scolaire.