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En primaire Aurélie a fait un CP/CE1 aménagé et
ensuite à suivi le parcours normal. Comme nous sommes dans une
petite école, les enseignants ont été vigilants et
ont soutenus notre fille, ce qui fait que son primaire ne s'est pas trop
mal passé.
Arrivée dans le secondaire, les choses ont commencées à
se dégrader. Après maintes humiliations, coups etc..., Aurélie
a décroché (les notes sont passées de 19 à
13 en un trimestre) sans qu'aucun professeur ne soit interpellé
par le message SOS lancé par Aurélie. Nous avons donc
cherché les causes du problème, et nous avons fait testé
notre fille qui s'est révélée "EIP".
Devant le désintéressement total de l'Education Nationale
(enseignants, personnel d'encadrement), nousn'avons eu d'autre solution
que d'envoyer notre fille au collège Joliot-Curie à Bron
qui possède une filière "EIP". A 10 ans, Aurélie
s'est retrouvée dans une grande ville, en famille d'accueil, demi-pensionnaire
avec un trajet en car ne comportant pas moins de 16 arrêts. Que
de changements !
C'est dans le cadre de son projet d'établissement "Le droit
à la différence" que le collège Joliot-Curie
accepte des EIP, qui ne sont pas marginalisés et sont acceptés
par les autres élèves qui ont l'habitude de voir des enfants
différents soit par la religion, la nationalité, la couleur
etc... Par le biais d'emploi du temps aménagé, d'un système
de tutorat, de professeurs volontaires pour cette expérience, les
enfants suivent une scolarité adaptée à leur cas
(saut de classe, passage en classe inférieure pour revoir les cours
non assimilés etc...).
Les parents ont une écoute attentive de la part de tous les intervenants
(administration, enseignants, équipe pédagogique), et participent
à des réunions d'information tout au long de l'année
scolaire.
Grâce à ce système qui a permi à notre fille
d'effectuer la quatrième et la troisième en une année,
elle à compris qu'elle pouvait vivre en complète harmonie
avec d'autres enfants, elle a acquis une maturité qui lui permet
de suivre une scolarité "normale" en seconde. Elle a
appris à se débrouiller toute seule tant dans son travail
scolaire que dans la vie de tous les jours. Elle a acquis une autonomie
et une indépendance que nous n'attendions pas. En bref, cette année
difficile pour nous tous sur le plan affectif et financier à
été particulièrement bénéfique. Nous
avons découvert notre fille sous une autre facette. Quand à
elle, elle s'est épanouie et à conservé des amis
de l'année dernière avec qui elle a toujours de bons contacts.
En conclusion, nous aimerions que des établissements comme celui-ci
se développent en France car c'est le meilleur moyen pour que nos
enfants échappent à l'échec scolaire.
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