|
Tel est le titre de l’ouvrage de Jean-Charles TERRASSIER
qui a mis en évidence, chez certains enfants, la différence
de rythme de développement entre l’âge mental, en avance,
et l’âge réel, affectif et relationnel. Cette « dyssynchronie
» rend ces enfants très différents des autres et oblige
à des mesures d’éducation adaptées.
Ces enfants représentent environ 5% d’une classe d’âge et
sont issus de tous les milieux socioculturels. Parmi ceux-ci, 50% se retrouvent
en situation d’échec scolaire vers 14 ans (classe de 3ème)
ou font des études médiocres. Il y a un nombre important
de cas dramatiques.
On retrouve chez ces enfants des caractéristiques
communes révélatrices, pouvant être perçues
par les parents :
-
Ils sont hypersensibles
-
Ils recherchent le dialogue avec les adultes
-
Ils posent beaucoup de questions sur des sujets
très variés
-
Ils veulent tout connaître sur tout
-
Ils ont un grand sens de l’humour
-
Ils ont une grande faculté de compréhension
-
Des difficultés d’intégration, sociale
et/ou scolaire, devront alerter parents et enseignants:
-
Ils comprennent très vite et souhaitent
passer rapidement à autre chose : si ce n’est pas possible,
ils deviennent rêveurs ou, suivant leur tempérament,
éléments perturbateurs
-
Ils préfèrent des camarades plus
âgés
Leur « différence » est souvent mal
perçue et ils peuvent être rejetés par les enfants
de leur âge
Face à ces comportements, souvent révélateurs de
précocité, il conviendra de procéder à une
évaluation auprès d’un psychologue spécialisé.
Les tests psychométriques sont le seul moyen de vérifier
cette hypothèse.
Le principal intérêt de ces tests est de mesurer cette «
dyssynchronie » et, ainsi, permettre d’adopter une éducation
appropriée.
Les enfants à quotient intellectuel élevé
ont deux besoins fondamentaux :
-
Se sentir bien avec eux-mêmes et avec leur
« différence » qui, dans le même temps, leur
ouvre des opportunités, tout en leur créant des difficultés
-
Développer leur surprenant potentiel
Il faut aussi noter un point important :
La majorité des enseignants n’ont jamais reçu de formation
spécifique et, si certains ont fait une démarche personnelle
d’information leur permettant de les reconnaître, ils n’ont pas
actuellement les moyens de les prendre en charge.
« Ce ne sont pas les matières qu’on
leur enseigne que les enfants ne comprennent pas, mais les leçons
qu’on leur donne. Là, est la cause de la plupart des échecs
scolaires. Car comprendre, c’est inventer. » |
J. Piaget
|